
Voici une histoire que j'ai écrit aujourd'hui...je me reconnais bizarrement dans un des personnages, c'est assez inquiétant quant à ma vie future si c'est une histoire prémonitoire!!!!mais ca m'étonnerait... Bonne lecture...
J’étais jeune ce jour-là,
Et tu étais à mon bras.
On se promenait,
Tous les deux dans la forêt.
Malheureusement pour nous,
On dut se séparer.
Mon avenir devint flou,
On m’avait appelé.
Je devais me battre,
Partir, les faire fuir
Et peut-être que l’Astre
Me ferait mourir.
Malgré ma jeunesse,
Qui était alors une faiblesse,
Beaucoup d’hommes tombaient,
Sous mes coups d’épée.
Passé quelque temps,
Lorsque mon épée baignait de sang,
Quelqu’un arriva derrière
Et me fit mettre genoux à terre.
Soudain j’eus peur.
J’allais mourir,
Ne jamais revenir
A cause d’une simple erreur.
Mais l’épée ne vint jamais,
Je la vis même se poser,
A côté de moi,
Et l’homme s’éloigna.
Je devais mourir, mais il me gracia
Je ne compris pourquoi…
Il me dit juste quelques mots,
Que je trouvais très beaux.
Il me dit qu’il me laissait la vie
Parce qu’il me connaissait,
Il arrivait à la fin de sa vie,
Mais était heureux de savoir qui j’aimais.
J’appris ensuite que ma belle
N’était autre que sa fille…
Mais il m’avait convié à un duel
Avant que l’Astre ne re brille.
Je devais donc faire un choix
Entre tuer son père
Ou qu’il me mette a terre
Pour la deuxième fois.
Mais cette fois serait la dernière
Car je perdrai soit toi soit ton père.
Dans tous les cas je mourrai
Car je perdrai ma bien aimée.
J’acceptais donc le défi
Qui allait marquer la fin de ma vie
J’allais me battre à mort
En ayant des remords.
Je n’aurais jamais dû faire cette guerre
Car je ne serais jamais tombé
Sur le père de ma bien aimée.
Maintenant je vais quitter cette terre.
Je sais me battre évidemment
Mais pas aussi bien que les grands.
Je n’ai pas autant de force,
Je ne suis pas aussi féroce.
Pendant la nuit
Qui m’emmenait à la fin de ma vie,
Je me disais que je t’aimais
Mais que tu ne me verrais plus jamais.
Ce matin tous deux nous arrivâmes
A l’endroit de notre possible fin
Tous les deux la mort dans l’âme
Ne sachant qui serait le plus malin.
Le duel commença
Je n’en avais jamais fait,
Je savais que le sang coulerait
Et le sang coula.
En très peu de temps
Il me mit à terre,
Pour la deuxième fois maintenant.
Tu garderas donc ton père…
Au dernier moment
Cependant,
Tu accourus pour nous séparer
En disant que tu m’aimais.
Ton père, ce tueur
Méritait cet honneur
Il m’avait sous ses doigts,
Moi, un fils de roi.
Mais voyant ta peine
Et sachant sa haine
Occasionnée par son conditionnement
Je savais tout maintenant.
Même pour sa fille il n’aurait stoppé
Ce que son cœur lui dictait,
Ce que tout le monde lui avait enseigné :
Il devait me tuer.
Son épée brilla sous le soleil matinal
Je la vis se rabaisser
S’approcher de mon corps encore inachevé
Puis je te vis toute pâle.
Maintenant j’ai froid,
Il ne me regarde même pas,
Je me sens glisser,
Pourtant on s’aimait.
Son épée est encore en moi,
Elle m’a même traversée
Le cœur et t’a touchée, toi,
Celle que j’aimais, ma dulcinée.
Nous mourrons donc tous les deux
Pas aussi heureux
Que nous l’avions imaginé
Mais au moins nous ne serons pas séparés.
Ton père en voyant cela,
En voyant les dégâts
Que la guerre avait occasionnée,
Ne put se le pardonner.
Il se pencha vers nous
En nous disant tout.
Il avait eu peur,
Il avait fait une erreur.
Il avait tué
La seule personne qu’il aimait
Ainsi que son amant
Qui n’est plus maintenant.
Je suis mort mais je vois
La scène qui se déroule devant moi.
Tu résistes encore afin
De comprendre mais en vain.
Ton propre père t’as tuée,
Il a été conditionné
Dès sa jeunesse
A tenir compte de toutes les faiblesses.
Il savait pourtant qui j’étais,
Il savait que je t’aimais.
Mais il nous a donné la mort
Et il a des remords.
Il s’en veut tellement,
Il veut mourir maintenant
Car la vie sans toi,
Ne vaut rien, il pense comme moi.
Tu n’es plus
Toi non plus
Et ton père
Désespère…
Il récupère son épée,
Dans nos cœurs plantée,
Je n’ai rien senti
Et toi non plus à mon avis.
Nous sommes morts tous les deux
Nous avons rejoint les cieux
Tous les deux pour toujours
Réunis par notre amour.
Il prit donc son épée,
La leva dans les airs,
Eut peur que quelqu’un la récupère
Avant qu’il ne puisse se tuer.
Il se la plongea dans le cœur
En demandant pardon pour son erreur
Mais il ne voulait plus vivre là après
Ce qu’il venait de se passer.
A présent nos trois corps
Gisent à même le sol chaud,
Nous sommes tous les trois morts
Pour quelque chose d’idiot.
Je t’aimais,
Tu m’aimais,
Il t’aimais,
Et nous a tués…
Alana